Identités, sociétés, pouvoirs en comparaison. Pour une approche qualitative des systèmes politiques

L’hypothèse de la fin de l'histoire par le triomphe de la démocratie libérale dans le monde de l’après-guerre froide a été largement démentie par une série de phénomènes :  réaffirmation des nationalismes et déshérence des idéologies ; irruption de la question religieuse comme enjeu majeur ; mise en cause des formes établies de représentation et d’autorité ; multiplication des conflits d'allégeances et de mémoires ; poids des traumatismes post-guerres ; etc.

Cet axe de recherche vise à analyser ces transformations et à comprendre en quoi les logiques de pouvoir, de domination, de mobilisation et de vivre-ensemble s’en trouvent modifiées. L’objectif est d’adopter une vision systémique, combinant des approches macro et micro, en mobilisant des outils méthodologiques essentiellement qualitatifs. L’accent est mis sur la dimension idéationnelle : identités, idéologies, représentations, symboles, valeurs, mémoires. Les travaux se développent à la confluence de la sociologie politique, de la politique comparée et de la théorie politique.

En termes d’aires géographiques, nos recherches analysent en profondeur l’espace européen dans sa diversité, avec une attention particulière portée à l’UE. L’Europe est aussi interrogée en interaction et en comparaison avec d’autres régions du monde, notamment l'espace post-soviétique, le Moyen-Orient, les Amériques, l'Asie. Il s’agit d’étudier comment voyagent, varient et s’enracinent des notions comme celles de régime politique ; démocratie ; légitimation ; autoritarisme ; populisme ; sécularisme ; religion ; réconciliation ; ethnicité ; engagement et désengagement.

Chercheurs impliqués : ARANTES VirginieBONNAMY Céleste, DE BARROS MargauxFORET François, GLORIOZOVA Ekatarina, KERMOAL Kevin, MARKOVITI MargaritaMERLIN Aude, VRYDAGH FannyWINTGENS Sophie